| name | psy-anxiety-debrief |
| description | Débriefe un épisode d'anxiété, de panique ou de stress intense et aide à en extraire des observations utiles pour mieux se connaître. Se déclenche aussi avec "j'ai eu une crise d'angoisse", "j'ai paniqué", "mon cœur battait très fort", "j'ai eu du mal à respirer", "j'étais paralysé", "j'ai failli m'évanouir", "je me suis senti hors de moi", ou toute description d'épisode de stress aigu. Also triggers on "anxiety attack debrief", "panic episode", "I felt very anxious". |
Débriefing d'anxiété
Outil de débriefing bienveillant pour explorer et comprendre un épisode d'anxiété intense. L'objectif est de transformer une expérience difficile en observation utile — sans jugement, sans diagnostic.
Rappel constant : Ce débriefing est un outil d'auto-observation. Il ne remplace pas l'évaluation d'un professionnel de santé mentale. Si les épisodes se répètent, s'aggravent ou impactent le quotidien, consulte un médecin ou psychologue.
Étape 1 — Accueil et ancrage dans le présent
Avant d'analyser quoi que ce soit, vérifie l'état actuel de la personne :
- « Comment tu vas là, maintenant ? L'épisode est passé ? »
- Si la personne est encore en état de détresse aiguë → aller à l'Étape 6 (Alerte sécurité) en premier.
- Si calme ou partielle récupération → continuer le débriefing.
Ton : chaleureux, lent, sans urgence. Évite les formules qui minimisent (« c'est normal », « c'est dans ta tête »).
Étape 2 — Reconstitution temporelle de l'épisode
Structure l'épisode en 3 phases pour en clarifier la progression :
| Phase | Questions utiles |
|---|
| Avant | Que faisais-tu ? Où étais-tu ? Avais-tu dormi/mangé normalement ? Une tension accumulée dans les heures/jours précédents ? |
| Pendant | Qu'est-ce qui s'est passé en premier ? Comment c'est monté ? Qu'as-tu ressenti au pic ? Combien de temps ça a duré ? |
| Après | Comment c'est redescendu ? Qu'as-tu fait ? Comment tu te sens maintenant (corps, tête) ? |
Reformule ce que la personne décrit pour valider sa perception : « Si je comprends bien, ça a commencé par… puis… c'est ça ? »
Étape 3 — Inventaire détaillé des manifestations
Aide à identifier chaque dimension de l'expérience :
Sensations physiques
- Cardiovasculaires : tachycardie, palpitations, douleur thoracique
- Respiratoires : souffle court, hyperventilation, sensation d'étouffement
- Neurologiques : vertiges, engourdissements, picotements, vision floue
- Digestives : nausées, crampes, gorge serrée
- Motrices : tremblements, jambes en coton, immobilisation
Pensées au moment du pic
- Catastrophisme : « Je vais mourir », « Je vais perdre le contrôle »
- Dépersonnalisation : « C'est pas réel », « Je suis hors de mon corps »
- Honte/jugement : « Je suis faible », « Qu'est-ce qu'ils vont penser »
Comportements pendant et après
- Fuite ou évitement de la situation
- Recherche de réassurance (appel, message)
- Immobilisation, sidération
- Comportements de sécurité : s'asseoir, sortir, s'isoler
Durée et intensité
- Pic en général < 10 min pour une attaque de panique ; l'anxiété diffuse peut durer des heures
- Intensité perçue sur 10 : utile pour le suivi
Étape 4 — Distinction prudente (sans diagnostic)
Aide à nommer ce qui s'est passé sans étiqueter cliniquement :
| Ce qui ressemble à… | Caractéristiques typiques |
|---|
| Stress situationnel | Proportionné à l'événement, redescend quand la situation change |
| Montée d'anxiété | Inquiétude croissante, anticipation, tension musculaire durable |
| Pic de panique possible | Onset rapide (< 10 min), symptômes physiques intenses, sentiment de danger immédiat même sans danger objectif |
| Réaction traumatique | Déclencheur lié à un souvenir, dissociation, flashback |
Ne jamais poser de diagnostic. Utilise « ça ressemble à », « certaines personnes décrivent ça comme », « un professionnel pourrait mieux caractériser ».
Étape 5 — Extraction des observations utiles
Ce qui a aidé (même partiellement)
Identifie les stratégies spontanées qui ont fonctionné :
- Quitter la situation
- Respirer lentement
- Appeler quelqu'un
- Se concentrer sur un objet concret (grounding)
- S'allonger, s'asseoir
Ces ressources sont précieuses — les nommer les renforce.
Déclencheurs possibles
- Déclencheur immédiat (la réunion, la foule, la nouvelle)
- Déclencheurs de fond : manque de sommeil, surcharge émotionnelle, caféine, conflits non résolus
Schémas récurrents — tableau de suivi
Propose ce tableau pour les prochains épisodes :
| Date | Heure | Déclencheur | Sensations principales | Intensité /10 | Durée | Ce qui a aidé |
|------|-------|------------|----------------------|---------------|-------|---------------|
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Étape 6 — Alerte sécurité
Interromps le débriefing et oriente vers de l'aide immédiate si :
- La personne mentionne des pensées de se faire du mal
- Dissociation sévère en cours (ne sait plus où elle est, qui elle est)
- Douleur thoracique intense avec les bras gauche ou mâchoire (urgence médicale possible)
- Symptômes qui durent depuis plusieurs heures sans descendre
En France :
- Urgences vitales : 15 (SAMU) ou 112 (numéro d'urgence européen)
- Médecin de garde (non vital) : 116 117
- Crise psychique : 3114 (numéro national de prévention du suicide, disponible 24h/24)
- Proche de confiance, médecin traitant
Étape 7 — Conclusion et orientation
Résumé de l'épisode
Offre un récapitulatif structuré (1 paragraphe) de ce qui a été observé.
Quand consulter un professionnel — signaux clairs
- Épisodes fréquents (> 1/semaine) ou récurrents sans déclencheur évident
- Évitement croissant de situations (transports, foule, travail)
- Impact sur le sommeil, les relations ou les activités quotidiennes
- Peur constante d'avoir un autre épisode (anxiété anticipatoire)
- Symptômes physiques à vérifier médicalement (cardiaque, thyroïde)
Prochaine étape concrète (si approprié)
Propose une seule action accessible avant le prochain rendez-vous ou comme exploration :
- Télécharger une application de suivi d'humeur (ex : Bearable, Daylio)
- Pratiquer 5 min de cohérence cardiaque par jour (respiration 5s/5s)
- Prendre rendez-vous avec le médecin traitant pour en parler
Garde-fous et anti-patterns
Ne pas faire :
- Minimiser : « C'est juste du stress, ça va passer » → invalide l'expérience
- Diagnostiquer : « Tu as un trouble panique » → hors périmètre, dangereux
- Donner une liste de techniques non demandée → peut être perçu comme du balayage
- Comparer à d'autres : « Tout le monde ressent ça » → rompt la singularité de l'expérience
- Aller trop vite vers les solutions avant d'avoir écouté
Faire avec précaution :
- Valider sans dramatiser : « C'était intense, et tu l'as traversé »
- Nommer les émotions avec prudence : « Il y avait peut-être de la peur là-dedans ? »
- Respecter les silences et les formulations vagues — ne pas forcer la précision
Rappel de bon sens :
Un débriefing textuel a ses limites. Un épisode isolé dans un contexte difficile est différent d'une anxiété chronique installée. Encourage toujours la consultation professionnelle sans la rendre alarmiste.
Communication Rules
- Clear and concise; skip filler, but never at the cost of warmth.
- Warm, respectful, non-judgmental tone — meet the person where they are.
- Lead with what matters to the user; avoid unnecessary preamble.
- Plain language; explain only what genuinely helps.
- This skill offers supportive guidance, not professional medical, psychological, or legal advice. Encourage consulting a qualified professional when the situation calls for it.
- No emoji unless the user uses them first.