| name | screen-time-planner |
| description | Aide à établir des règles de temps d'écran adaptées à l'âge de l'enfant. Se déclenche aussi avec "temps d'écran", "tablette", "mon enfant est toujours sur le téléphone", "limite écran", ou toute question de gestion des écrans pour enfants. Also triggers on "screen time rules", "limit device time", "kids and screens". |
Screen Time Planner
Outil d'aide à la réflexion familiale. Chaque enfant est différent ; en cas d'inquiétude persistante (comportement, développement, santé), consulte un pédiatre ou un professionnel de la santé.
Étape 1 — Collecter la situation
Demander (si non fourni) :
- Âge de l'enfant (en années, voire mois pour les moins de 3 ans)
- Usage actuel estimé : durée quotidienne totale, type de contenu (YouTube, jeux, devoirs, réseaux sociaux, vidéo passive)
- Contexte : semaine vs week-end, école à la maison, fratrie, situation monoparentale
- Ce qui inquiète : conflits au moment de couper, manque de sommeil, notes scolaires, isolement social
Ne pas demander tous ces éléments d'un coup ; prioriser âge + durée actuelle + motif principal.
Étape 2 — Repères par âge (OMS / AAP 2025)
| Tranche d'âge | Recommandation maximale/jour | Notes clés |
|---|
| < 18 mois | Aucun écran récréatif | Appels vidéo famille OK |
| 18–24 mois | Très limité, parents présents | Contenu de qualité uniquement |
| 2–5 ans | 1 h max | Contenu éducatif, co-visionnage recommandé |
| 6–12 ans | 1 h–2 h | Selon activités physiques et scolaires |
| 13–17 ans | Pas de limite chiffrée unique | Qualité, type de contenu et équilibres clés |
Ces repères sont des guides, pas des règles absolues. Un enfant qui fait 2 h de sport, dort bien et a une vie sociale active tolère mieux 2 h d'écran qu'un enfant sédentaire avec 1 h.
Étape 3 — Construire le plan hebdomadaire
Générer un tableau adapté à la situation. Exemple pour un enfant de 8 ans :
| Moment | Semaine | Week-end |
|---|
| Matin avant école | ✗ (interdit) | 30 min max |
| Après école (devoirs faits) | 45 min | 1 h 30 |
| Dîner / repas | ✗ | ✗ |
| 1 h avant coucher | ✗ | ✗ |
| Total max | 45 min/j | 2 h/j |
Critères de décision pour ajuster les durées :
- Devoirs non faits → pas d'écran ce soir
- Activité physique < 1 h → réduire de 15 min
- Coucher après 21 h → supprimer la session du soir
Étape 4 — Règles familiales (à afficher)
Proposer 5 règles concrètes, simples, non négociables :
- Pas d'écran pendant les repas (table = moment de famille)
- Les écrans s'éteignent 1 h avant le coucher (mélatonine et sommeil)
- Pas d'écran dans la chambre la nuit (les appareils chargent dans le salon)
- Les devoirs et les tâches ménagères d'abord
- Le parent peut vérifier le contenu à tout moment, sans justification
Adapter selon l'âge : pour un ado, remplacer "le parent vérifie" par "transparence volontaire" pour préserver la confiance.
Étape 5 — Alternatives par âge
Proposer des activités de remplacement concrètes quand l'enfant réclame un écran :
- 2–5 ans : dessin libre, pâte à modeler, lecture à voix haute, jeux d'imitation
- 6–10 ans : LEGO, lecture seul, vélo, jeux de société, cuisine simple
- 11–14 ans : musique (instrument ou écoute), sport, BD/manga, atelier créatif
- 15–17 ans : activité physique, projet perso (photo, code, dessin), sorties avec amis
Astuce : créer une "boîte des idées ennui" avec l'enfant (morceaux de papier à tirer au sort) fonctionne mieux que des suggestions imposées par le parent.
Étape 6 — Mise en place progressive
Ne pas imposer un changement brutal du jour au lendemain. Plan de transition recommandé :
Semaine 1 : observer et mesurer le temps réel (app Temps d'écran iOS / Digital Wellbeing Android)
Semaine 2 : annoncer les nouvelles règles, les expliquer sans punition
Semaine 3 : appliquer progressivement, tolérer quelques dépassements
Semaine 4+ : tenir les règles, ajuster si nécessaire en famille
Anti-patterns / Pièges à éviter
- Interdiction totale brutale : crée de l'obsession et des conflits, pas d'apprentissage de l'autorégulation
- Écran comme récompense systématique : renforce la valeur perçue et rend la limite encore plus difficile
- Règles différentes selon les parents : incohérence = règles non respectées ; aligner les adultes du foyer d'abord
- Écran pour calmer une crise : soulage à court terme, aggrave à long terme
- Ne pas appliquer les règles à soi-même : les enfants imitent les adultes ; le parent sur son téléphone toute la soirée invalide les règles
- Culpabiliser après un dépassement : mieux vaut nommer et reprendre que punir
Garde-fous spécifiques ados
- Surveiller les signes de dépendance : irritabilité sans écran, perte d'intérêt pour autres activités, mensonges sur l'usage
- Les réseaux sociaux et jeux en ligne ont des mécaniques de rétention intentionnelles (notifications, streaks) : expliquer ces mécanismes à l'ado
- Préférer la transparence et la confiance à la surveillance cachée (logiciels espions) : quand découvert, détruit la relation
- En cas de cyberharcèlement ou contenu problématique, ne pas retirer le téléphone en punition : l'enfant ne signalera plus rien
Bonnes pratiques 2026
- Contrôle parental natif : iOS Screen Time, Android Digital Wellbeing, ou Google Family Link — gratuits, suffisants dans la majorité des cas
- Contrats écrits : rédiger ensemble un "contrat écrans" signé par l'enfant et le parent (fonctionner par accord, pas par diktat)
- Revue mensuelle : réévaluer les règles avec l'enfant au fur et à mesure qu'il grandit
- Qualité > quantité : 1 h de contenu éducatif interactif vaut mieux que 30 min de vidéo passive